Spécial Noël 2018

Mot du Père Fadi

Le prologue de Saint Jean, en quelques versets, récapitule toute l’histoire du salut, plaçant l’incarnation du Verbe de Dieu au sommet de toutes les promesses divines en même temps qu’il est leur accomplissement. Ce grand mystère de surcroît, définit à merveille le champ de réflexion sur la place de l’homme dans le plan de Dieu.

Il est bon de se rappeler que Noël veut dire l’entrée de Dieu dans notre histoire humaine : « Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous » (Jn 1,14a). Il est devenu l’Emmanuel : « Dieu-avec-nous ». Il a marché sur notre terre et est devenu pour chacun et chacune de nous un compagnon de route.

De plus, la fête de l’incarnation est un grand signe de la miséricorde de Dieu. Noël nous révèle le vrai Temple, qu’est Jésus, en tant que parole incarnée de Dieu. Cette parole divine ne se contente pas d’avoir pris un corps issu des entrailles de la Vierge Marie, cette parole vient aussi pour nous et en nous comme intermédiaire entre Dieu et l’humanité. D’où Jésus est aussi notre temple et nous en sommes une partie à cause de notre baptême, de la confirmation et de l’Eucharistie.

Il est à souligner que Jésus emmailloté préfigure aussi le crucifié descendant de la croix et entouré de bandelettes pour sa mise au tombeau. La mangeoire est l’autel sur lequel est placé celui qui se désigne lui-même comme le pain de vie. Et Bethléem veut dire aussi « maison de pain ». C’est donc sur cet autel mangeoire qu’est couché celui qui dira : « Je suis le pain vivant qui descend du ciel. Celui qui mangera de ce pain vivra pour l’éternité » (Jn 6,51). Le Sauveur de Bethléem nous procurera donc la vie éternelle.

Profitons donc de cette fête de Noël pour mieux approfondir ce mystère de la présence de Dieu parmi nous, de notre union avec Celui, que « le Fils unique nous a fait connaître ». N’ayons donc pas peur et ne soyons pas angoissés pour l’avenir. Marchons sans crainte pour témoigner de l’amour du seul vrai « Dieu-avec-nous », de cette nuit sainte : une nuit de gloire, une nuit de joie, une nuit de lumière. Toute cette gloire, toute cette joie, toute cette lumière se concentrent en un seul point, dans ce signe que l’ange a indiqué aux bergers : « Vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire » (Lc 2, 12).

Voilà que Noël nous dévoile un paradoxe absolu: le Roi de gloire, le Seigneur des seigneurs, le Soleil de la justice, apparaît dans la pauvreté d’une étable, dans une petitesse qui surprend et non pas dans le pouvoir et le paraître. Si nous désirons Le rencontrer, nous sommes appelés à faire comme Lui : s’incliner, s’abaisser, se faire petits. L’Enfant-Dieu nous tend la main, c’est le moment de la saisir et de nous décider à ne plus la lâcher.

Que ce mystère de Noël soit donc celui de notre propre naissance

à la vie de Dieu. Oui, vraiment, je vous souhaite une heureuse

et sainte fête de Noël, pleine de la grâce et de la vie divine

que l’Enfant né à Bethléem est venu nous apporter.

Dieu se fait homme pour que l’homme se divinise

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est reg9.png. la préface de la messe de la Nativité il est évoqué la « divinisation » de l’homme comme étant le but ultime de l’Incarnation: « Par lui s’accomplit en ce jour l’échange merveilleux où nous sommes régénérés: lorsque ton Fils prend la condition de l’homme, la nature humaine en reçoit une incomparable noblesse.« 

Ce thème de l' »échange admirable » traverse toute la liturgie de Noël. L’oraison de la messe du jour de Noël le laisse entendre: « Fais-nous participer à la divinité de ton Fils, puisqu’il a voulu prendre notre humanité« ; ou encore la prière sur les offrandes du 29 décembre: « Accepte, Seigneur notre Dieu, ce que nous présentons pour cette eucharistie où s’accomplit un admirable échange: en offrant ce que tu nous as donné, puissions-nous te recevoir toi-même. »

La théologie chrétienne a, dès le commencement, énoncé ce motif de l’Incarnation: « Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu ». Oui, pensez donc, Dieu devient moi et vient dans ma misère, pour que j’entre dans le Royaume et puisse devenir Lui.

Le thème de l' »échange admirable » indique la direction où doit être recherchée la « divinisation » de l’homme. Saint Paul dans la 2èmeépitre aux Corinthiens le formule et en trace le chemin: « Vous connaissez, en effet, la libéralité de notre Seigneur Jésus-Christ, qui pour vous s’est fait pauvre, de riche qu’il était, afin de vous enrichir par sa pauvreté » (2 Co 8, 9). Le thème paulinien s’exprime ainsi: « Dieu prend la pauvreté de ma chair pour que je reçoive la richesse de sa divinité »

La voie chrétienne de la divinisation ne peut être que celle qui rend l’homme semblable à Dieu, jusque dans son « anéantissement » (Phil 2, 7) par lequel il nous enrichit.

Le but de l’Incarnation est la divinisation de l’homme. Mais le chemin qui mène à ce but ne peut être autre que celui que le Fils de Dieu a emprunté en se faisant homme pour nous.

Et nous-mêmes qui sommes nés de Dieu, qui éprouvons et expérimentons cette divinisation en nous déjà ici-bas, nous ne savons pas exactement comment le Saint-Esprit opère en nous, comment sa vie, ses dons, produisent en nous la divinisation. Nous savons que ces choses se produisent en nous, mais nous ne le savons que d’une manière confuse et imparfaite car : « aujourd’hui, certes, nous ne percevons qu’une image confuse de la Réalité, nous voyons comme dans un miroir et bien des mystères demeurent. » (1 Cor 13, 12).  « Mais quand viendra ce qui est parfait, ce qui est partiel disparaîtra. » (1 Cor 13, 10).

En effet, la divinisation commence par la nouvelle naissance ; notre baptême qui doit se réaliser nécessairement et forcément dès ici-bas,car sans elle dit le Christ, personne ne peut ni entrer ni voir le Royaume de Dieu : « En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître de nouveau, nul ne peut voirle Royaume de Dieu… je te le dis, à moins de naître d’eau et d’Esprit, nul ne peutentrerdans le Royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne t’étonne pas, si je t’ai dit : IL VOUS FAUT NAÎTRE À NOUVEAU.» (Jean 3, 3-7)

Le rêve de Dieu est de faire don à l’humanité de ce qu’il a de meilleur, à savoir, sa propre Vie. L’être humain ne saurait concevoir une plus belle vocation et un plus bel aboutissement : vivre de la Vie même de Dieu, en union intime avec son Créateur.

Nous sommes appelés à faire cet acte de foi en l’Homme, à découvrir au plus profond de nous-mêmes, ce ciel intérieur. Il n’y en a pas d’autre. Mais comment le découvrir en nous ? Quel est le chemin vers ce Dieu caché au plus intime de nous-mêmes ? Ce chemin c’est Jésus Lui-même…Il est déjà venu depuis toujours. C’est l’Homme qui doit venir à Dieu. Le Mystère de l’Incarnation est le Mystère de l’Homme qui vient à Dieu(Maurice Zundel, Ta Parole comme une source, extraits d’homélies sur l’Avent) Et comme le disait Saint Augustin, « Désormais, ma vie sera pleine de Toi ».

Proposé par Marie-André COSTA

D’après le livre du Cardinal Christophe Schönborn,

« Noël, quand le mythe devient réalité », Desclée 1991, p. 58-61

 Funérailles

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est funérailles.png.

Guy DESBEECK, Huguette BOUCAU, Elena MEL,

Annie CORDUANT, Nelly DURIEUX

NaissanceL’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est naissance-1.png.

Côme vient combler de joie ses parents Laetitia et Jérémie Finas-Herbin

ainsi que sa grande sœur Marie.

Oscar ne connaîtra son papa Simon Desmedt que par tout le bien que sa maman, Aurélie, sa grand-mère Christiane, sa tante Julie, ses oncles Mathieu et Thomas et tous ceux parmi nous qui l’ont connu par Amikado pourront lui dire. Qu’il soit pour sa famille un signe de joie et de renouveau de la vie. 

Bonne nouvelle pour aujourd’hui

En cette fin de novembre, le village de Nouesom-lez-Glizz se préparait pour une grande fête, afin d’accueillir Jésus.L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est noel.png.

Certains se mirent ensemble pour apprendre des chants à plusieurs voix, et répétèrent joyeusement pour leur participation. Et vraiment, c’était beau.

D’autres recherchèrent fleurs et branchages pour décorer leurs maisons et les rues. Les jardins s’ouvrirent à foison pour offrir tout ce qu’il fallait. Avec goût, des artistes se proposèrent pour arranger tout cela. Et vraiment, c’était beau.

Des femmes préparèrent légumes, viandes et desserts, en grande quantité, afin que chacun puisse se sentir à la fête et accueillir dignement celui qui allait venir. Ce serait un régal ! C’était vraiment beaude voir toute cette générosité !

Certains, doués pour l’expression, la poésie, touchés par les gestes et lesL’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est noel2.png.paroles de Jésus, se mirent à l’œuvre pour exprimer en textes, prière, poèmes, combien ils étaient remués et interpellés par son action, sa parole, sa présence parmi eux. Et vraiment, c’était vrai et beau,toute cette créativité du cœur !

Des enfants préparaient  une animation avec leurs catéchistes. Leurs mains malhabiles s’affairaient à fabriquer des collages et des dessins. C’était beaude voir leur implication et leur imagination.

Ainsi, tout le village se préparait à fêter dignement le Seigneur. L’atmosphère était joyeuse et impatiente.

Les notables arrivèrent les uns après les autres ; le préfet lui aussi seL’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est noel6.png.présenta enfin et ne vit pas tout ce que les villageois avaient préparé pour la fête. Préoccupé par le discours qu’il avait préparé, il passa entre les fleurs, les chants, les cuissons, les poèmes sans rien voir ni entendre.

Plusieurs pages à la main, il monta à la tribune, et prit la parole quand Jésus fut arrivé et assis près de lui.

Son discours dura longtemps… Les jambes faiblissaient, les plats refroidissaient, les fleurs commençaient à faner… les enfants, les poètes, les artistes, les choristes étaient là, à attendre leur tour…

Aussitôt ce discours officiel terminé, Jésus quitta son fauteuil à côté du préfet, et descendit de l’estrade. Il franchit les premiers rangs des notables, et se dirigea vers le groupe des choristes qui aussitôt entonnèrent le chant de bienvenue et les hymnes répétés avec amour.  Il écouta et complimenta les choristes pour leur prestation. Et ça, c’était vraiment un cadeau !

Les enfants l’entourèrent, lui offrant ce qu’ils avaient confectionné avecL’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est noel4.png. application, chantant et dansant avec lui : Jésus les embrassa un à un : quel cadeau !

Avec eux, il parcourut ensuite les rues du village, admira les décorations, huma les fleurs, félicita les artistes pour leur art et leur imagination. Et ça, cela leur fit vraiment plaisir : quel cadeau !

Il se dirigea ensuite vers la salle de fête et son buffet somptueux : il goûta, apprécia, loua les cuisinières : leurs joues, colorées par la chaleur des fourneaux, rougirent encore plus sous le compliment : leur peine et leur générosité était reconnue : quel cadeau !

Enfin, Jésus s’assit sur un muret, et écouta chacun parler avec son cœur, lui réciter un poème, lui exprimer une prière, lui dire combien il était heureux de l’accueillir en ce jour. Et Jésus se tut, resta songeur, avec un doux sourire… Vraiment, quel beau cadeau il recevait !

Après un moment, Jésus se leva, et dit : «  Vraiment, je vous le dis, aujourd’hui, le Royaume des Cieux s’est approché de ce lieu.  Heureux êtesL’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est noel5.png.vous qui vivez pour votre village, faites tant pour le rendre chaleureux et vivant, inventez, créez, participez. Grande est ma joie d’être venu ici en ce jour. Et voici que je serai toujours parmi vous pour vous inspirer et vous guider. »

Un seul cri monta de la foule : « Qu’il en soit ainsi ! Alléluia ! »

  1. Seigneur, je n’ai pas laissé mon cœur se glorifier, ni mon regard se perdre sur les hauteurs.
  2. Je n’ai pas voulu prendre un chemin de vertige, ni me laisser éblouir par des prodiges.
  3. J’ai gardé mon âme dans le silence et dans la paix comme un enfant sur le sein de sa mère, comme un enfant, mon âme repose contre toi.
  4. Mets ton espoir, Israël, dans le Seigneur, dès maintenant et à jamais.

Commentaire :

Le psaume 130 est une ode à la douceur de Dieu et nous porte vers la paixL’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est marie.png.intérieure, la sérénité de l’âme et de l’esprit à travers l’humilité et la reconnaissance de ses bienfaits. Ainsi, la prière de Marie dans le Magnificat lorsqu’elle chante : « Il s’est penché sur son humble servante, désormais, tous les âges me diront bienheureuse, Saint est son Nom. »

 

Prière :

A mon tour, Seigneur, je me confie humblement à Toi et je laisse mon âme se reposer en Toi.

Tu es Celui qui me permets de surmonter les épreuves et à ouvrir mon cœur face aux vanités de la vie.

Je te rends grâce, Seigneur, pour tous les bienfaits que Tu m’as accordés et la confiance que Tu as envers moi.

Accorde-moi d’accepter les difficultés avec force et humilité, à ne pas chercher à me mettre en valeur mais à aimer et à servir.

Permets-moi, Seigneur, de me reposer en Toi, comme un enfant dans les bras de sa mère.

Amen.

J-P-F.

Accueillis par Thérèse et Guy, Philippe, Béatrice et Grazia vont nous entraîner avec eux dans un temps de chants et de prières qui, au travers des textes de l’Ancien et du Nouveau Testaments vont nous porter vers Noël.

Une prestation tellement remplie d’émotions, d’intériorisation, d’harmonie et de plénitude spirituelle que la présence de l’Esprit de Dieu remplissait le cœur de chacun. Une joie d’être là !

Merci d’avoir chanté pour et avec nous ainsi qu’aux organisateurs de Vie Montante de nous avoir permis de vivre ce moment fort.

Et, pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion d’être présents ce jeudi – et pour les autres aussi – sachez qu’ils reviendront à Bois-Seigneur-Isaac en mars 2019 dans un autre contexte.

Prochaine activité liée au Jubilé :

Rencontre Interreligieuse

Lu. 14 janvier 2019 à 20h30

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est rencontre-3.png.

Avec la participation de

Albert Guigui, Grand Rabbin à la grande synagogue de Bruxelles,

Charles Delhez, sj., Curé de la paroisse Sts Marie et Joseph de Blocry

à Ottignies-LLN,

Hussein Ben Abderahmane, alias Abou Youssouf, Imam de la mosquée Al Azhar à St-josse-ten-Noode

PAF 5€